Forte des mes origines, reniées à l’adolescence mais que j’ai appris à aimé en grandissant, je me suis allée à l’exposition Polonia consacrée à l’histoire de l’immigration Polonaise en France.
La maturité (la sagesse ?) m’a fait réaliser que mon héritage familiale était riche, unique et historique. J’ai surtout réalisé que je ne voulais pas qu’il s’oublie au fur et à mesure des générations. Mes grand-parents ayant refusés d’apprendre le polonais à ma mère (“On est en France maintenant, alors on parle Français”), j’imagine que je me suis mis en tête de devoir transmettre cette histoire à mes futurs enfants et petits enfants…qui arriveront un jour mais pas tout de suite, hein ! Aujourd’hui, cette héritage ne tient qu’à un fil et se résume en un nom de famille imprononçable, un nom en “ski” avec des “w” !
L’exposition est large et est divisée en 3 parties: “Paris, deuxième capitale de la Pologne”,”Petites Polognes minières et isolats ruraux” et le parcours de savants et d’artistes entre la France et la Pologne.
Pour ma part ce qui m’intéressait le plus était la partie sur l’histoire des polonais dans le bassin minier du nord de la France. Histoire et anecdotes préalablement racontés par mes grand-parents et ma mère, mais formalisés par l’exposition:
Affiche à l’honneur de La Sainte Barbe – La Sainte Barbe, fêtait le 4 décembre, protège les mineurs entre autre des coup de grisou (explosion du gaz libéré par la houille et dont le mélange avec l’air est explosif)
Jeton de lampisterie – Avant chaque descente au fond, le mineur devait retirer sa lampe à la lampisterie en échange de son jeton de présence. S’il ne remonte pas, il peut alors être rapidement identifié grâce à son numéro.
Carte d’identité professionnelle d’un employé polonais des Mines d’Anzin,
Plaque de sécurité écrite en Français et Polonais
Polonia, Des Polonais en France depuis 1830 Cité nationale de l’histoire de l’immigration (Paris) 02/03/2011 > 28/08/2011






